{"id":208,"date":"2012-07-19T22:32:02","date_gmt":"2012-07-19T22:32:02","guid":{"rendered":"http:\/\/organicthemes.com\/demo\/music\/?page_id=208"},"modified":"2015-03-27T00:17:15","modified_gmt":"2015-03-26T23:17:15","slug":"bio","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/chico.fr\/chicowp\/bio\/","title":{"rendered":"Biographie"},"content":{"rendered":"<p align=\"center\">\n\t<strong>L&#39;histoire de Chico est celle d&#39;un artiste de renomm&eacute;e mondiale.<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"#bioEnglish\">English version here<\/a>\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<strong>Envoy&eacute; sp&eacute;cial de l&#39;UNESCO pour la paix depuis 1995.<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/1.jpg\" style=\"width: 200px; height: 301px;\" \/>\n<\/p>\n<p>\n\tLa vie de Chico sera faite de rencontres et de succ&egrave;s. Il y a eu Charlot, Brigitte Bardot, Jos&eacute; Reyes et des milliers d&#39;autres. C&#39;est lui qui rebaptise le groupe des Gipsy Kings et lui donne sa direction musicale. Musicien avant tout, il sera aussi bien leur manager que leur porte-parole. Tout commence pour Chico alors qu&#39;il grandit avec les enfants de Jos&eacute; Rey&egrave;s, ses amis de jeux. Par la suite, il &eacute;pousera Marthe, la fille de Jos&eacute; Reyes. A la mort de Jos&eacute;, il forme avec les fils du d&eacute;funt le groupe Los Reyes, qui donneront naissance aux Gipsy Kings.\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/joseReyes1.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/joseReyes1.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/2.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 178px; height: 254px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1973.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1973.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/3.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 382px; height: 254px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tEn mai 1984, Chico d&eacute;cide de r&eacute;aliser le premier clip vid&eacute;o des Gipsy Kings, Allegria, qui sera pr&eacute;sent&eacute; au Festival International du Vid&eacute;o Clip de Saint-Tropez, parmi 551 autres clips de vedettes internationales telles que Michael Jackson, Paul Mac Cartney, Elton John&#8230; Celui des Gipsy Kings &eacute;tonne et est salu&eacute; par la presse internationale pour sa cr&eacute;ativit&eacute;. Les Gipsy Kings recevront quinze disques d&#39;or Chico sera &eacute;galement honor&eacute; du titre de Chevalier des Arts et des Lettres. Infatigable, il se lance aussi dans le business et cr&eacute;e un complexe de loisirs et de r&eacute;ception, d&eacute;di&eacute; &agrave; la culture gitane, El Patio de Camargue, &agrave; Arles.\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1974.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1974-300x226.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/4.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 226px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1974a.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1974a-300x222.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/5.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 284px; height: 225px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tChico Bouchiki, alias Chico , n&#39;est pas un gitan comme on le croyait, mais un beur n&eacute; de parents maghr&eacute;bins en 1954 en Arles.<br \/>\n\tChico n&#39;&eacute;tait d&eacute;cid&eacute;ment pas fait pour l&#39;&eacute;cole. Cela rendait furieux son p&egrave;re, Mohamed Bouchikhi. Il ne savait pas quoi faire de son petit. Qu&#39;allait-il devenir? Mama, la m&egrave;re, faisait ce qu&#39;elle pouvait. Mais il n&#39;y avait rien &agrave; faire. Le d&eacute;sint&eacute;r&ecirc;t de l&#39;enfant faisait perdre leurs moyens aux instituteurs parce que, disaient-ils, Chico &eacute;tait intelligent mais&#8230; indomptable. Un professeur, exc&eacute;d&eacute;, lui criera un jour devant toute la classe : &quot;&nbsp;<em>Dommage que le bagne de Cayenne soit ferm&eacute;, on t&#39;y aurait envoy&eacute; passer ton certificat &quot;.<\/em>\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/maternelle.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/maternelle-300x188.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/6.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 188px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<em>La famille Bouchikhi venait de s&#39;installer dans une HLM du quartier Griffeuille, quand la vie de Chico croisa celle des enfants du gitan le plus connu d&#39;Arles, Jos&eacute; Reyes. Le p&egrave;re Bouchikhi, un Marocain d&#39;Oujda, avait immigr&eacute; en France en 1951. Sa femme, une Alg&eacute;rienne de Hennaya pr&egrave;s de Tlemcen, et ses enfants l&#39;y avaient rejoint. Bien qu&#39;&eacute;tant ma&ccedil;on, il ne pensait qu&#39;&agrave; l&#39;&eacute;ducation de ses enfants. Leur vie ressemblait &agrave; celle de la majorit&eacute; des familles maghr&eacute;bines immigr&eacute;es, vivant dans les HLM fran&ccedil;aises.<\/em>\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/famille1.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/famille1-250x300.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/7.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 190px; height: 228px;\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/6ans1.jpg\">&nbsp;<img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/6ans1.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/8.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 169px; height: 228px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/3freres1.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/3freres1-205x300.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/9.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 155px; height: 227px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t<em>Jos&eacute; Reyes, lui, habitait dans une caravane, comme tous les gitans. Il campait dans le quartier des Bouchikhi. Sa voix exceptionnelle avait fait de lui un des gitans les plus connus de France et du monde. Le deuxi&egrave;me l&#39;&eacute;galait en talent et en notori&eacute;t&eacute;, et n&#39;&eacute;tait autre que son cousin, le fameux guitariste Manitas de Plata. Jos&eacute; et Manitas travaillaient ensemble et enflammaient d&eacute;j&agrave; les salles les plus prestigieuses du monde, quand Chico partagea leur quotidien, voyant Jos&eacute;, au retour de ses tourn&eacute;es, reprendre le chemin des march&eacute;s pour vendre toutes sortes de choses afin de subvenir aux besoins des enfants de la tribu.<\/em>\n<\/p>\n<p>\n\tUn jour que le petit Bouchikhi tra&icirc;nait dans le quartier, perdu dans ses id&eacute;es de m&ocirc;mes de 12 ans, Canut, l&#39;un des fils Reyes du m&ecirc;me &acirc;ge que lui, l&#39;arracha &agrave; sa r&ecirc;verie : &quot;hey Chico ! mon v&eacute;lo contre une past&egrave;que&quot;.&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>&quot;le gar&ccedil;on&quot; n&#39;avait ni argent ni past&egrave;que. Il proposa alors &agrave; son nouvel ami &quot;d&#39;aller en cueillir une&quot;. Ce jour-l&agrave;, avec la disparition d&#39;une past&egrave;que sur l&#39;un des &eacute;talages du march&eacute;, Jahloul, alias&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>, fit son entr&eacute;e dans la famille Reyes. Le rebelle de la famille Bouchikhi passera ses journ&eacute;es dans le campement des caravanes Reyes. Le p&egrave;re Reyes le consid&eacute;ra tout de suite comme un des siens.&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>ne fut pas d&eacute;pays&eacute; : &quot;&nbsp;<em>Les ambiances arabe et gitane se ressemblent. Tout tourne autour de la famille. Les moeurs sont les m&ecirc;mes. Les r&ocirc;les de la femme et de l&#39;homme spnt &eacute;tablis de la m&ecirc;me mani&egrave;re. Il y a un grand respect pour les enfants, comme chez nous. Je vivais avec eux comme avec les miens. Mon p&egrave;re travaillait dur. Nous &eacute;tions tr&egrave;s pauvres. Il nous donnait tout. Chez les gitans, c&#39;&eacute;tait pareil. On donne tout aux enfants, et si les adultes ne mangent pas, ce n&#39;est pas grave.&nbsp;<\/em>&quot;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1974b.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1974b-300x227.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/10.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 310px; height: 229px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1977.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1977-226x300.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/11.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 192px; height: 229px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tChez les Reyes, c&#39;&eacute;tait comme chez les Bouchikhi, avec la libert&eacute; et la musique en plus. Si les gitans souhaitent que leurs enfants suivent une scolarit&eacute; normale, ils ne font pas de l&#39;&eacute;chec scolaire une affaire d&#39;&eacute;tat, et puis, les guitares sont une sorte de prolongement des bras des enfants. Un moyen, modeste certes, de gagner son pain, mais un moyen quand m&ecirc;me. &quot;&nbsp;<em>A force d&#39;&ecirc;tre avec eux, un jour, &agrave; 17 ans, j&#39;ai pris une guitare et j&#39;ai commenc&eacute; &agrave; jouer. C&#39;&eacute;tait un cadeau que le ciel me faisait. Je me suis d&eacute;couvert un rythme et je me suis mis &agrave; jouer avec les enfants. Au d&eacute;part, il n&#39;y avait pas d&#39;id&eacute;e de carri&egrave;re. On s&#39;amusait&nbsp;<\/em>&quot;. Puis tr&egrave;s rapidement,&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>se rendit compte du tr&eacute;sor que lui et les Reyes avaient entre les mains et d&eacute;cida d&#39;en faire leur destin. C&#39;est ainsi que le rat&eacute; de la famille Bouchikhi deviendra le mentor des enfants Reyes. Celui &agrave; qui Jos&eacute; acceptera de donner la main de sa fille, Marthe, puis, sur son lit de mort, celui &agrave; qui il confiera la rel&egrave;ve.\n<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1977a.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1977a-300x212.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/12.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 212px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tLa rencontre avec Chaplin<br \/>\n\t&quot; Il y a ceux qui, en regardant un terrain vague, ne voient que le terrain vague, et ceux qui imaginent ce qu&#39;il peut devenir. Je suis de ceux qui r&ecirc;vent, tout en restant tr&egrave;s pragmatique. Les Reyes jouaient comme ils vivaient, sans penser &agrave; l&#39;avenir&#8230; Ce n&#39;&eacute;tait pas mon cas. Et ils se sont laiss&eacute;s compl&eacute;tement guider. &quot; Chico subissait la pression de sa famille. Il &eacute;tait le seul des enfants Bouchikhi &agrave; ne pas avoir men&eacute; sa scolarit&eacute; &agrave; terme, et celui dont l&#39;avenir inqui&eacute;tait les siens, &agrave; juste titre; s&#39;il s&#39;&eacute;tait laiss&eacute; aller &agrave; la vie gitane et s&#39;il se disait musicien, il fallait qu&#39;il r&eacute;ussisse &agrave; s&#39;en sortir avec sa musique. Voil&agrave; ce qu&#39;il lui restait &agrave; prouver &agrave; sa famille, et il &eacute;tait le seul &agrave; croire qu&#39;il pouvait y parvenir. Tous les &eacute;t&eacute;s, il organisa alors des voyages en caravanes &agrave; destination de Saint-Tropez pour jouer sur les plages (en particulier Moorea Plage cr&eacute;&eacute;e par Robert Rameau dans les ann&eacute;es 50, qui les accueille les bras ouverts, devient ami et parrain de sa fille Myriam), et amuser vedettes et nantis. Il avait d&eacute;j&agrave; &agrave; l&#39;&eacute;poque l&#39;&acirc;me d&#39;un promoteur. Saint-Tropez, avec sa panoplie de stars, promettait un avenir brillant. Toute la question &eacute;tait de r&eacute;ussir &agrave; capter l&#39;int&eacute;r&ecirc;t de ce beau monde pour pouvoir ensuite gagner le coeur des plus puissants.&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>sait que, s&#39;ils y parvenaient, les six musiciens qu&#39;il venait de baptiser &quot;&nbsp;<em>Los Reyes&nbsp;<\/em>&quot;, en hommage &agrave; Jos&eacute;, pouvaient esp&eacute;rer survoler un jour les sommets.<br \/>\n\tIl ne se trompa pas. Au lieu de se faire virer des plages comme la plupart des musiciens qui essayaient de percer &agrave; l&#39;&eacute;poque,&nbsp;<em>Los Reyes&nbsp;<\/em>gagn&egrave;rent les coeurs des stars et des adeptes de la dolce vita . Ils devinrent les amis de Brigitte Bardot et de bien d&#39;autres personnalit&eacute;s. Mais malgr&eacute; le pouvoir dont jouissaient leurs admirateurs, la partie n&#39;&eacute;tait pas pour autant gagn&eacute;e et Los Reyes rentraient en Arles &agrave; la fin de chaque &eacute;t&eacute; dans leurs caravanes cahotantes, sans aucune promesse d&#39;un avenir meilleur&#8230;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/BBardotStTropez.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/BBardotStTropez-300x215.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/13.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 215px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/BBardotStTropez82.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/BBardotStTropez82-300x197.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/14.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 326px; height: 215px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tLes invitations pour animer des soir&eacute;es priv&eacute;es dans des pays dont ils ne soup&ccedil;onnaient m&ecirc;me pas l&#39;existence se succ&eacute;d&egrave;rent pourtant. Los Reyes d&eacute;pass&egrave;rent ainsi les limites de Saint-Tropez pour aller amuser les rois, les princes et les grandes vedettes du showbiz partout dans le monde. Mais ils se retrouvaient sur la plage, &agrave; la fin de chacun de leurs voyages, avec comme unique bagage leurs illusions perdues d&#39;un avenir prometteur. &quot;&nbsp;<em>J&#39;&eacute;tais le seul &agrave; croire &agrave; notre succ&egrave;s ult&eacute;rieur. Eux &eacute;taient tristes malgr&eacute; eux. Moi, je pensais que c&#39;&eacute;tait un don du ciel. Je ne cessais de les pousser &agrave; aller jusqu&#39;au bout de l&#39;aventure. Ce qui me donnait cette foi, c&#39;&eacute;tait la r&eacute;action du public et des gens que j&#39;admirais face &agrave; notre musique. Ce qui &eacute;tait incroyable, c&#39;est qu&#39;entre nous et le public, il n&#39;y avait aucune barri&egrave;re. Ce pouvait &ecirc;tre des enfants, des gens du trois&egrave;me &acirc;ge, des ouvriers de chez Renault ou des rois&#8230; Tout le monde r&eacute;agissait de la m&ecirc;me mani&egrave;re. Les gens dansaient et parfois m&ecirc;me pleuraient &quot;.<br \/>\n\tLe plus belle rencontre que Chico ait faite, et qui lui permet de s&#39;accrocher &agrave; son r&ecirc;ve malgr&eacute; le d&eacute;couragement des Reyes, fut celle avec Charlie Chaplin. Los Reyes jouaient alors dans un restaurant &agrave; Lausanne. &quot;&#8230; Ce jour-l&agrave;, le propri&eacute;taire est venu nous voir pour nous dire que, si nous revenions le soir m&ecirc;me, nous pourrions jouer pour Charlie Chaplin. Voyant que l&#39;id&eacute;e me plaisait bien, Canut me demanda : &quot;Charlie Chaplin, c&#39;est le clochard ? mais qu&#39;est-ce que tu esp&egrave;res qu&#39;un clochard te donne ?&quot; C&#39;est beau non, cette confusion toute gitane entre fiction et r&eacute;alit&eacute;&#8230; Nous sommes donc revenus chanter &agrave; la table de Chaplin. En nous &eacute;coutant, une larme a gliss&eacute; sur sa joue. On &eacute;tait arriv&eacute; &agrave; charmer les charmeurs et &agrave; faire pleurer celui qui avait r&eacute;ussi &agrave; faire rire la terre enti&egrave;re. Ce genre de rencontre &eacute;tait un signe pour nous dire que nous &eacute;tions sur la bonne voie.&nbsp;<\/em>&quot;\n<\/p>\n<p>\n\tLe temps des vaches maigres<br \/>\n\tLa vie de Chico est parsem&eacute;e de rencontres. Avec le recul, et notant leur impact sur son destin, elles lui paraissent avoir &eacute;t&eacute; in&eacute;vitables. Comme si rien n&#39;avait &eacute;t&eacute; laiss&eacute; au hasard. Avec les Reyes il se d&eacute;couvrira une vocation de musicien et de compositeur. C&#39;est lui qui donnera au groupe sa direction musicale. Il sera aussi bien leur manager, leur porte-parole, que celui charg&eacute; de r&eacute;gler les moindres d&eacute;tails de leur vie pratique. C&#39;est &eacute;galement lui qui fera une place &agrave; Jos&eacute; Reyes dans le groupe et qui assura plus tard, &agrave; la mort de Jos&eacute;, des tourn&eacute;es &agrave; Manitas. L&#39;attitude de&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>lui valu le surnom de&nbsp;<em>Little Big Man&nbsp;<\/em>, donn&eacute; par Fran&ccedil;ois Mattei, le biographe du groupe.<br \/>\n\tEn 1983, certains d&#39;un succ&egrave;s prochain,Chico d&eacute;cide de rebaptiser le groupe. les gitans passent alors de &quot;LosReyes&quot; aux &quot;Gypsy Kings&quot;. &quot; J&#39;&eacute;tais convainsu de la valeur universelle de notre musique. Il nous fallait un passeport universel, d&#39;o&ugrave; le nouveau nom du groupe. Mais la production n&#39;&eacute;tait pas d&#39;accord. C&#39;&eacute;tait un nom anglais qui, de surcro&icirc;t, ne sugg&eacute;rait pas la musique des gitans &quot;. L&#39;ent&ecirc;tement de&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>valut au groupe trois longues ann&eacute;es de vaches maigres, durant lesquelles les d&eacute;couragements se faisaient de plus en plus fr&eacute;quents et mena&ccedil;aient de mettre fin &agrave; cette aventure musicale.\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/BBardotStTropez2.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/BBardotStTropez2-300x220.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/15.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 283px; height: 200px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/annivChico1983.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/annivChico1983-300x201.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/16.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 201px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tEn 1986, les fr&egrave;res Reyes, plus abattus que jamais, reprennent chacun leur petite vie. Chico rejoint sa caravane sous le pont d&#39;Arles qui porte aujourd&#39;hui son nom. Plus gitan que les gitans, il est le seul &agrave; continuer &agrave; vivre dans une caravane tout au long des douze mois de l&#39;ann&eacute;e. Entre klaxons et chants, sans eau ni sanitaires, celui qui ne savait vivresans r&ecirc;ve, cherchait d&eacute;j&agrave; un nouveau projet.<br \/>\n\tEn 1988, Jack Lang, alors ministre fran&ccedil;ais de la Culture, qui &eacute;tait de passage dans la r&eacute;gion pour assister &agrave; la f&eacute;ria de N&icirc;mes, se laissa entra&icirc;ner par Michel Vauzelle, porte-parole de l&#39;Elys&eacute;e, et passa dire bonjour &agrave;&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>: &quot;&nbsp;<em>De cette rencontre est n&eacute;e un grande amiti&eacute; et le projet du festival Mosa&iuml;que gitane et tzigane, visant &agrave; promouvoir la musique gitane. Nous avons commenc&eacute; &agrave; discuter de la situation des gitans, et Jack Lang m&#39;a demand&eacute; pourquoi je ne faisais rien pour promouvoir cette culture : je lui ai r&eacute;ponsu que, s&#39;il m&#39;en donnait les moyens, je pourrais organiser un festival d&#39;art gitan et tzigane&nbsp;<\/em>&quot;. Huit jours plus tard, Jack Lang s&#39;engage dans le projet et&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>est charg&eacute; de l&#39;organisation du festival. &quot;&nbsp;<em>Le premier soir de la premi&egrave;re Mosa&iuml;que, un gitan est venu me voir. Il devait remettre un troph&eacute;e et un bouquet de fleurs &agrave; quelqu&#39;un. Je pensais que c&#39;&eacute;tait destin&eacute; &agrave; Paco de Lucia qui devait se produire le soir m&ecirc;me. J&#39;ai alors demand&eacute; &agrave; l&#39;homme de venir juste avant son concert. C&#39;&eacute;tait le repr&eacute;sentant d&#39;une association de gitans rom. Le troph&eacute;e et les fleurs m&#39;&eacute;taient en fait destin&eacute;s : &quot;Pour le bien que vous faites aux gitans&quot;, me dit-il&nbsp;<\/em>&quot;. Le gitan beur venait ainsi d&#39;acqu&eacute;rir une nouvelle dimension : celle de protecteur de la musique gitane.\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/STTropez83.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/STTropez83-300x201.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/17.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 305px; height: 234px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/STTropezRobert.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/STTropezRobert-300x235.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/18.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 235px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tD&eacute;but du succ&egrave;s&#8230; et des ennuis<br \/>\n\tIl fallut donc dix ans de lutte acharn&eacute;e pour que le succ&egrave;s sourie enfin aux &quot;&nbsp;<em>Gypsy Kings&nbsp;<\/em>&quot;. En d&eacute;cembre 1987 et janvier 1988, ils triomphnet &agrave; la Cigale, puis sur la sc&egrave;ne du Z&eacute;nith. Ils quittent enfin les salons des stars du showbiz et des rois pour gagner les sc&egrave;nes internationales.\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1984.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1984-300x207.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/19.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 207px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings-300x291.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/20.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 230px; height: 209px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tAux Etats-Unis, ils effectuent trois tourn&eacute;es et jouent &agrave; guichets ferm&eacute;s : c&#39;est la premi&egrave;re fois qu&#39;un groupe &quot;fran&ccedil;ais&quot; r&eacute;alise un telle performance. Le m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne se produira au Mexique, au Japon, en Angleterre, en Australie et ailleurs&#8230; En 1989, trois millions d&#39;albums sont vendus.\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1985.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1985-300x196.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/21.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 336px; height: 213px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1989.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1989-300x213.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/22.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 213px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tLes Gypsy Kings recevront quinze disques d&#39;or. &quot;&nbsp;<em>Mon fr&egrave;re Cha&iuml;b travaillait &agrave; l&#39;&eacute;poque dans une maison de retraite arl&eacute;sienne. C&#39;est commme cela que m&#39;est venue l&#39;id&eacute;e d&#39;offrir notre premier disque d&#39;or &agrave; Jeanne Calment qui y vivait alors. Nous avons jou&eacute; pour les gens &acirc;g&eacute;s. Ils &eacute;taient tr&egrave;s heureux&nbsp;<\/em>&quot;. Une victoire de la musique viendra couronner le travail du groupe. sans r&ecirc;ve, cherchait d&eacute;j&agrave; un nouveau projet.\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1990USA.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1990USA-300x201.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/23.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 201px;\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/DisqueOr1987.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/DisqueOr1987-300x200.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/24.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 200px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tMais les ennuis commencent pour&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>. Depuis 1986, le groupe avait pour Manager Claude Martinez. Un malentendu surgit en 1991, qui l&#39;oppose &agrave; Chico . &quot;&nbsp;<em>J&#39;ai demand&eacute; des comptes &agrave; Martinez. C&#39;est normal, non ? &Ccedil;a ne lui a pas plu. Les choses se sont aggrav&eacute;es. Martinez s&#39;est arrang&eacute; pour faire dire &agrave; mes beaux-fr&egrave;res qu&#39;ils n&#39;avaient plus besoin de moi et m&#39;ont fait quitter le groupe&nbsp;<\/em>&quot;.<br \/>\n\tMais m&ecirc;me si les beaux-fr&egrave;res ne jouent plus ensemble en public, et malgr&eacute; les tensions dues &agrave; la s&eacute;paration, il leur arrive de le faire en priv&eacute;, lors de r&eacute;unions de famille, autour de Cl&eacute;mentine, la veuve de Jos&eacute;, pour le plaisir de lui donner l&#39;occasion de s&#39;entourer de tous ses enfants et petits-enfants, comme au bon vieux temps, au temps o&ugrave; ils vivaient encore dans les caravanes.\n<\/p>\n<p>\n\t<strong>Un nouveau d&eacute;part<\/strong><br \/>\n\tChico est un optimiste, et la vie le lui rend bien. Il a connu des moments tr&egrave;s durs, suivis aussit&ocirc;t d&#39;&eacute;v&eacute;nements qui lui permettaient de rebondir. L&#39;ann&eacute;e 1991 est tr&egrave;s &eacute;prouvante pour lui. Il perd &agrave; la fois son premier b&eacute;b&eacute; &#8211; Les Gypsy Kings -, et son p&egrave;re, Mohamed Bouchikhi. Apr&egrave;s avoir encaiss&eacute; les coups du destin,&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>remontera la pente, comme il sait si bien le faire. Il fonde un nouveau groupe, &quot;Chico et les Gypsies&quot;, avec de jeunes musiciens d&#39;Arles et de Montpellier. Producteur, directeur artistique et musicien du groupe, il interpr&egrave;te les tubes internationaux de ses d&eacute;buts sans pour autant dormir sur sa gloire pass&eacute;e, car il composera nombre de nouveaux morceaux, teint&eacute;s de la saveur gitane, mais plus ouverts qu&#39;auparavant aux influences, si diverses, de la musique tzigane. Alors qu&#39;il avait &eacute;t&eacute; &agrave; l&#39;origine des sonorit&eacute;s venues d&#39;Orient dans les tubes des Gypsy Kings, aujourd&#39;hui, il donne toute libert&eacute; &agrave; sa sensibilit&eacute; orientale. Apr&egrave;s Vagabundo, qui a atteint un chiffre record avec 200 000 albums vendus, sans compter les singles, il vient d&#39;achever l&#39;enregistrement de Nomade, dans lequel il reprend un titre d&#39;un chanteur alg&eacute;rien de l&#39;exil, Dahman el-Harachi.<br \/>\n\tApr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; gratifi&eacute; du titre de protecteur de la culture gitane, Chico a cr&eacute;&eacute; un refuge pour tous les gitans du monde, &quot;El Patio&quot;, un lieu de f&ecirc;te comprenant une bodega, une grande, des ar&egrave;nes, une esplanade, des roulottes et, pour couronner le tout, une vue sur le Rh&ocirc;ne, afin que puissent se rencontrer les gens du voyage.\n<\/p>\n<p>\n\t<strong>Au nom du fr&egrave;re :<\/strong>\n<\/p>\n<p>\n\t&quot;&nbsp;<em>Le hasard fait bien les choses&#8230; Mon entr&eacute;e &agrave; l&#39;UNESCO pourrait r&eacute;sumer ma vie&#8230; C&#39;est l&#39;histoire de mon histoire&#8230;.&quot; L&#39;histoire de Chico Bouchikhi. &quot;En septembre 1994, j&#39;&eacute;tais en plein enregistrement du disque Vagabundo, quand le t&eacute;l&eacute;phone sonna. Il &eacute;tait 10 heures du matin. C&#39;&eacute;tait l&#39;Unesco. On invitait mon groupe &agrave; participer au grand &eacute;v&eacute;nement culturel qui accompagnait le premier anniversaire des accords de paix isra&eacute;lo-arabes le soir m&ecirc;me &agrave; Oslo. J&#39;ai d&#39;abord pens&eacute; que c&#39;&eacute;tait un gag ! Cela paraissait incroyable. Incroyable qu&#39;on ait pu me joindre au studio. Incroyable qu&#39;on ait eu que quelques heures pour rassembler quatorze musiciens et qu&#39;on ait r&eacute;ussi &agrave; faire l&#39;ouverture du concert en arrivant&#8230;&nbsp;<\/em>&quot;.\n<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/unesco96.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/unesco96-300x225.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/25.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 225px;\" \/><\/a><br \/>\n\tChico, le 13 septembre 1994, lors du premier anniversaire des accords de Paix sign&eacute;s &agrave; OSLO entre Shimon Peres et Yasser Arafat.<br \/>\n\tLe monde entier a suivi cet &eacute;v&eacute;nement &agrave; la fois politique et culturel. La recette du concert a &eacute;t&eacute; vers&eacute;e au projet de reconstruction de Gaza et de J&eacute;richo. Yasser Arafat et Shimon P&eacute;r&egrave;s mont&egrave;rent ensuite sur sc&egrave;ne pour saluer l&#39;artiste. &quot;&nbsp;<em>&Ccedil;a, c&#39;est pour la petite histoire, mais la mienne &eacute;tait tout autre&#8230; on dirait que tout a converg&eacute; par un hasard dont seul le ma&icirc;tre du destin d&eacute;tient le secret pour me ramener vingt et un ans en arri&egrave;re. J&#39;avais alors 18 ans. Mon grand fr&egrave;re, Ahmed, venait d&#39;&ecirc;tre abattu en Norv&egrave;ge par le&nbsp;Mossad&nbsp;. C&#39;&eacute;tait une erreur&#8230; Il a fallu cet &eacute;v&eacute;nement. Le pardon le plus difficile est celui de ceux qui ont &eacute;t&eacute;, comme moi, bless&eacute;s dans leur chair. C&#39;&eacute;tait plus qu&#39;un accord sur le papier pour moi&#8230; Apr&egrave;s Oslo, j&#39;ai eu envie d&#39;organiser une nuit de la tol&eacute;rance en Arles. Il &eacute;tait importan de donner une dimension &agrave; l&#39;&eacute;v&eacute;nement et &agrave; son message. J&#39;ai alors contact&eacute; l&#39;Unesco pour le parrainage de cette nuit. J&#39;avais pr&eacute;vu un plateau international : musique gitane des quatre coins du monde, mais aussi musique arabe, musique berb&egrave;re&#8230;. L&#39;Unesco a accept&eacute; et a envoy&eacute; quelques uns de ses repr&eacute;sentants pour assister &agrave; l&#39;&eacute;v&eacute;nement. C&#39;est l&agrave; qu&#39;en parlant d&#39;Oslo, je leur ai parl&eacute; de mon fr&egrave;re&#8230;&nbsp;<\/em>&quot;.\n<\/p>\n<p>\n\tLe 5 septembre 1972, &agrave; Munich, un commando palestinien ex&eacute;cute onze athl&egrave;tes isra&eacute;liens. L&#39;op&eacute;ration est revendiqu&eacute;e par l&#39;organisation&nbsp;<em>Septembre noir&nbsp;<\/em>. Golda Meir, alors premier ministre isra&eacute;lien, r&eacute;unit, quelques jours plus tard, les responsables du&nbsp;<em>Mossad&nbsp;<\/em>et leur remet une liste comportant les noms de plusieurs Palestiniens, responsables pr&eacute;sum&eacute;s de&nbsp;<em>Septembre noir&nbsp;<\/em>, tous &agrave; abattre selon elle. L&#39;op&eacute;ration vengeance est d&eacute;clench&eacute;e. Les assassinats se succ&egrave;dent dans la clandestinit&eacute; : en dix-huit mois, neuf responsables pPalestiniens sont tu&eacute;s en Europe et &agrave; Beyrouth. En juillet 1973, le chef pr&eacute;sum&eacute; de&nbsp;<em>Septembre noir&nbsp;<\/em>, Ali Hassan salameh, est localis&eacute; &agrave; Lillehamer, en Norv&egrave;ge. Le 21 juillet, &agrave; 22 heures 30, c&#39;est un gar&ccedil;on de caf&eacute; marocain, Ahmed Bouchikhi, qui est assassin&eacute; par le Mossad:Le fr&egrave;re de Chico . Les hommes du commando isra&eacute;lien prennent la fuite la fuite, mais ils sont arr&ecirc;t&eacute;s &agrave; l&#39;a&eacute;roport. &quot;&nbsp;<em>C&#39;&eacute;tait une erreur !&#8230;&nbsp;<\/em>&quot; Ils n&#39;&eacute;coperont que de peines symboliques. Le&nbsp;<em>Mossad&nbsp;<\/em>n&#39;arr&ecirc;tera pas pour autant sa traque d&#39;Ali Hassan Salameh. Ce dernier sera assassin&eacute; six ans plus tard &agrave; Beyrouth.<br \/>\n\tFrederico Mayor fut mis au courant de l&#39;histoire. Touch&eacute; par l&#39;attitude de Chico , par ses d&eacute;marches f&eacute;d&eacute;ratrices et par sa musique universelle, il d&eacute;cide de le nommer envoy&eacute; sp&eacute;cial pour la paix &agrave; l&#39;Unesco. C&#39;&eacute;tait en 1995.<br \/>\n\tUne cha&icirc;ne musicale de la paix<br \/>\n\tLes activit&eacute;s de&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>s&#39;intensifient. Sa nomination &agrave; l&#39;Unesco n&#39;est pas simplement honorifique. Son r&ocirc;le consiste &agrave; organiser des &eacute;v&eacute;nements culturels pour r&eacute;pondre aux besoins des peuples d&eacute;favoris&eacute;s. Il organisa, entre autres, le cinquanti&egrave;me anniversaire de l&#39;Unesco et profita de l&#39;occasion pour rendre hommage au peuple alg&eacute;rien, &agrave; ses artistes et &agrave; ses femmes, en invitant Khaled, le roi du ra&iuml;, et Hassiba Boulmerka, l&#39;athl&egrave;te alg&eacute;rienne.<br \/>\n\tLe but de&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>est de &quot;&nbsp;<em>r&eacute;aliser une cha&icirc;ne musicale de la paix en posant ses maillons dans les diff&eacute;rentes villes du monde.&quot; <\/em>Le premier maillon a &eacute;t&eacute; pos&eacute; &agrave; Arles. Le second, &agrave; l&#39;Unesco puis,<em> <\/em>en 1997, il va se produire &agrave; Ramallah, dans les territoires occup&eacute;s et &eacute;met le voeu d&rsquo;aller chanter de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, ce qu&rsquo;il a fait la premi&egrave;re fois pour la f&ecirc;te de Roch Hachana, le nouvel an juif <em><strong><a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/ArticleHumanit\u00e9Isra\u00eblLeGrandPardondeChico1.pdf\" target=\"_blank\">(article du journal l&#39;Humanit&eacute;)<\/a><\/strong> .&quot; j&#39;ai un nouveau projet pour la Palestine. J&#39;attends l&#39;aval de l&#39;Unesco. Mon objectif est &agrave; la fois de promouvoir la tol&eacute;rance et la paix, et de r&eacute;colter des fonds pour r&eacute;pondre aux besoins du pays o&ugrave; nous nous trouvons&#8230; J&#39;ai propos&eacute; une nuit pour l&#39;Alg&eacute;rie. Elle regrouperait des musiciens alg&eacute;riens, mais aussi des musiciens d&#39;autres nationalit&eacute;s, connus internationalement. Les recettes iraient au Croissant-Rouge&#8230; ou &agrave; d&#39;autres institutions. Ce ne sont pas les besoins qui manquent l&agrave;-bas. J&#39;attends l&#39;aval de l&#39;Unesco pour ce projet aussi, car ce n&#39;est pas la peine d&#39;entreprendre l&#39;organisation d&#39;un tel &eacute;v&eacute;nement et de faire illusion &agrave; la douleur des autres si l&#39;on n&#39;est pas s&ucirc;r de pouvoir faire passer le message de paix, d&#39;une part, et de pouvoir aider le peuple qui souffre, d&#39;autre part&nbsp;<\/em>&quot;.<br \/>\n\tChez les gitans, les musiciens se succ&egrave;dent de p&egrave;re en fils. C&#39;est le seul h&eacute;ritage que laissent les parents et le seul hommage que peuvent faire les enfants &agrave; leur identit&eacute; gitane et &agrave; leur famille : &quot;&nbsp;<em>Jos&eacute; m&#39;a confi&eacute; le flambeau. Oui, on peut dire qu&#39;il voyait en moi son successeur. Aujourd&#39;hui, ce sont mes enfants qui poursuivent mon chemin&nbsp;<\/em>&quot;. Reda, l&#39;a&icirc;n&eacute; de&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>, a 17 ans. Il a quitt&eacute; l&#39;&eacute;cole assez t&ocirc;t pour vivre de la musique. Tonino-Nabil, lui, a 14 ans et poursuit sa scolarit&eacute;. Myriam enregistre, &agrave; 9 ans, son premier disque avec deux autres petits gitans, une cousine et le fils d&#39;un ami.&nbsp;<em>Chico&nbsp;<\/em>en est tr&egrave;s fier, et c&#39;est aujourd&#39;hui les voix de ses enfants qui le font pleurer&#8230;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\n\t<a id=\"bioEnglish\" name=\"bioEnglish\">CHICO &amp; THE GYSPIES<\/a>&nbsp; &nbsp;<br \/>\n<\/h3>\n<p>\n\tSay Chico to millions of music fans from his native France to Japan via Duba&iuml; and it&rsquo;s like mentioning Madonna, Prince or Nena; the recognition factor is off the scale. People instantly know who you&rsquo;re talking about.\n<\/p>\n<p>\n\tChico &amp; The Gypsies just released their new album Chico &amp; The Gypsies &amp; International Friends, less than two years after the success of the Latin-themed album Fiesta &#8211; certified gold in France &#8211; that cames just after their Chico &amp; The Gypsies &amp; Friends, duet album with emblematic French artists &#8211; certified platinium.\n<\/p>\n<p>\n\tIn this new album, Chico &amp; The Gypsies sing with their friends from all over the world, including Billy Paul, with whom they share the international hit Me and Mrs Jones, in a gypsy way. &nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\tThe co-founder of the Gipsy Kings, and the co-writer of their biggest hits, including the irresistible worldwide smashes Djobi Djoba, Bambol&eacute;o and Soy, Chico is synonymous with the glorious summers and carefree holidays his flamboyant, flamenco-infused music has been soundtracking since the eighties.\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/joseReyes1.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/joseReyes1.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/2.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 178px; height: 254px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1973.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/LosReyes1973.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/3.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 382px; height: 254px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tYet, there is so much more to the architect of the Gipsy Kings&rsquo; success which saw them become the first French group to be awarded a platinum disc in the US and go on to sell an estimated 20 million albums, making them the biggest world music crossover act, well ahead of the Buena Vista Social Club. Not content with leading his own Chico &amp; The Gypsies group and releasing a dozen best-selling albums since the early nineties, Chico is also a UNESCO special envoy for peace and a keeper of the gypsy culture flame. His life story is all the more remarkable since he is not actually of gypsy extraction but developed a unique kinship with the rich travelling culture and its traditions that were transported from Catalonia to the Mediterranean regions of southern France at the start of the Spanish Civil War of 1936-1939.\n<\/p>\n<p>\n\tBorn Jahloul Bouchikhi in Arles to a Moroccan father working in the building trade, and an Algerian mother, he grew up around the picturesque Camargue region of Provence where he was befriended by the Reyes family. The doyen, Jos&eacute; Reyes, was a gifted singer who had started alongside his cousin, the virtuoso flamenco guitarist Ricardo Baliardo &#8211; better known as Manitas de Plata, meaning Hands of Silver &#8211; in the early sixties. Inspired by the manouche legend Django Reinhardt, they helped popularize a style of music influenced by the rhythms of the Afro-Cuban rumba. In 1974, Jos&eacute; Reyes began performing as Los Reyes with some his sons and their Baliardo cousins as well as Chico who courted and would go on to marry Marthe, one his daughters.\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/STTropez83.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/STTropez83-300x201.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/17.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 305px; height: 234px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/STTropezRobert.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/STTropezRobert-300x235.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/18.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 235px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\t&ldquo;Chico is the smallest child in Spanish. The nickname stuck,&rdquo; recalls the musician who had been given his first guitar when he was 16 and took to it like a fish to water. &ldquo;I had a natural sense of rhythm. I didn&rsquo;t think about making it a career. It was just fun,&rdquo; he says. Following the death of the Reyes patriarch in 1979, it was Chico who became the group&rsquo;s spokesman, foresaw the international potential of their sunny, upbeat music and suggested a name change from Los Reyes to Gipsy Kings that was resisted by his then bandmates; their reluctance to adopt an English moniker was indicative of their lack of vision and business acumen, and arguably a portent of future events. &ldquo;We needed a new name that could become a passport for the rest of the world,&rdquo; says Chico in Chico, L&rsquo;&acirc;me des Gypsies, the biography of the musician written by Gwenndoline Sauval in 2006.\n<\/p>\n<p>\n\tIn the summer, the nomadic lifestyle of the Gipsy Kings led them from their beloved Camargue and its pink flamingos, white horses and the bullfights in the Arles and N&icirc;mes arenas, to the jet-set resort of Saint-Tropez on the French riviera where they set up camp and were befriended by Brigitte Bardot. &ldquo;I thought they were magnificent,&rdquo; comments the French icon. &ldquo;I would hang out with them, try to learn the guitar. I would dance with them. Their music is irresistible. You can&rsquo;t help but dance, sing along and clap your hands. They have such joy, such vitality and strength in their playing,&rdquo; says Bardot in a 2010 television documentary whose title Chico, Un Gipsy Peu Ordinaire can best be translated as Chico, a gypsy like no other. In the film, the actress stresses the fact that Chico was &ldquo;the boss, the one who made the group. We&rsquo;re like sister and brother. He&rsquo;s always there when I need him for anything.&rdquo;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/BBardotStTropez.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/BBardotStTropez-300x215.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/13.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 215px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/BBardotStTropez82.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/BBardotStTropez82-300x197.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/14.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 326px; height: 215px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tBack in the early eighties, Bardot was so taken with the Gipsy Kings that she not only asked them to regularly entertain guests at her La Madrague beach house in Saint-Tropez, but also accompanied them when they had other engagements. The word of mouth grew around the group who recorded a couple of albums for Philips in France and famously played for Charlie Chaplin in Lausanne. The Gipsy Kings paid their dues but failed to break through until Claude Martinez, the impresario who had just lost his major client, the French comedian Coluche who died in a motorbike crash, latched on to their potential in 1986: he signed them to a production deal and then to CBS for Europe.\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1985.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1985-300x196.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/21.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 336px; height: 213px;\" \/><\/a>&nbsp;<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1989.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1989-300x213.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/22.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 213px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tThe following year, the Gipsy Kings line-up comprising Chico as well as Andr&eacute;, Nicolas and Pablo Reyes and Tonino, Paco and Diego Baliardo issued an eponymous, epochal album many consider their debut. They became mainstays of the French airwaves and television schedules with Djobi Djoba, Bambol&eacute;o and their inspired remake of the Claude Fran&ccedil;ois by way of Frank Sinatra standard Comme D&rsquo;Habitude\/My Way retitled A Mi Manera. In 1988, they signed to the famed Elektra label for the US and performed as far afield as Mexico and Australia and at the Royal Albert Hall in London. From Tina Turner to Mick Jagger via Pel&eacute; and Maradona, celebrities partied to their records and enthused about their unique sound, a melting pot reflecting their gypsy origins and their easy-going, engaging embrace of the diverse cultures of the Mediterranean and beyond.\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1990USA.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/GypsyKings1990USA-300x201.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/23.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 201px;\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/DisqueOr1987.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/DisqueOr1987-300x200.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/24.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 200px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tTheir 1989 album Mosa&iuml;que, including an infectious version of Volare (Nel Blu Dipinto Di Blu) which continued their run of hit singles around the world, matched the success of its predecessor. In 1990, the Gipsy Kings played triumphant shows in Los Angeles, Moscow and Tokyo but Chico began asking awkward questions about royalty statements. The best English speaker and the most financially astute member of the band, he also queried the extortionate percentage their management received for their services. When the other Gipsy Kings sided with Martinez, Chico found himself out on a limb and in 1991 was ousted from the group he had co-founded and named. The legal repercussions rumbled on for years and cost Chico a considerable amount of money.\n<\/p>\n<p>\n\tMany would have thrown in the towel but not Chico. He is made of stronger stuff, has always been a man on a mission as well as a passionate believer in freedom. In 1992, he formed Chico &amp; The Gypsies who have been carrying on the flamenco rumba torch with great aplomb and helped him return to the charts thanks to imaginative albums like Vagabundo in 1996, Fiesta, and Chantent Charles Aznavour, the collection of covers of songs by the hallowed French singer they released in 2011.\n<\/p>\n<p>\n\tAznavour was one of the many guests on the 2012 set Chico &amp; The Gypsies . . . &amp; Friends which also featured Nana Mouskouri on a wonderful new version of Volare and Collectif M&eacute;tiss&eacute; teaming up with Chico and co to rework Don&rsquo;t Let Me Be Misunderstood, the jazz-soul standard associated with Nina Simone and the seventies disco outfit Santa Esmeralda. &amp; Friends also showcased the heady Salam Alaikoum, a collaboration with the ra&iuml; vocalist Cheb Aissa, and a potent reminder of Chico&rsquo;s own North-African roots and of his role as UNESCO special envoy for peace.\n<\/p>\n<p>\n\tAt first glance, this might appear unexpected because of the tragedy that affected Chico&rsquo;s family. In July 1973, his older brother Ahmed Bouchikhi was assassinated by agents from Mossad, the Israeli secret service, in Lillehammer in Norway. They had mistaken him for Ali Hassan Salameh, one of the terrorists belonging to the Black September group responsible for the massacre at the 1972 Summer Olympics in Munich. &ldquo;It was a clear case of mistaken identity. They killed him in cold blood. It&rsquo;s the hardest thing to forgive when it&rsquo;s your own flesh and blood,&rdquo; reflects Chico about the tragic events and the wound that would take over two decades to heal. In September 1994, Chico &amp; The Gypsies were invited to join Harry Belafonte, Montserrat Caball&eacute; and orchestra conductor Zubin Mehta at a UNESCO concert held to coincide with the signing of the Oslo Accords by Shimon Peres and Yasser Arafat. Shaking hands with the Israeli foreign minister and the Palestinian leader on stage at the end of the show brought Chico a sense of closure. &ldquo;It was unexpected, like a gift from the Gods. A symbol of what is possible,&rdquo; he reflects. &nbsp;\n<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\n\t<a href=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/unesco96.jpg\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/unesco96-300x225.jpg\" src=\"http:\/\/chico.fr\/chicowp\/wp-content\/uploads\/file\/25.jpg\" style=\"border-width: 0px; border-style: solid; width: 300px; height: 225px;\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tThis reinforced his belief in the power of reconciliation and the role music can play in that process. &ldquo;When it comes to music, there are no frontiers, no borders. Music can be a bridge, a link between people,&rdquo; states the guitarist who has taken Chico &amp; The Gypsies to Israel, Palestine and the Festival Mawazine in Morocco and headlined events promoting tolerance and understanding in Arles and Ramallah.\n<\/p>\n<p>\n\tChico continues to make marvellous, vibrant, inclusive music. Led by Chico, the current line-up of Chico &amp; The Gypsies comprises Mounin, Joseph, Kema &#8211; Manitas de Plata&rsquo;s grand-son &#8211; Babato, Tan&eacute;, Kassaka and Rey &#8211; a nephew of Manitas de Plata who may best be known internationally for portraying L&rsquo;Enfant Sauvage, The Wild Child of the Fran&ccedil;ois Truffaut&rsquo;s eponymous 1970 film.\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#39;histoire de Chico est celle d&#39;un artiste de renomm&eacute;e mondiale. English version here Envoy&eacute; sp&eacute;cial de l&#39;UNESCO pour la paix depuis 1995. 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